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Histoire

Mini-conférence n° 17 :

Ibn Khaldoun (1332-1406) : historien, sociologue, économiste
Ilyess EL KAROUNI, Université Paris 8

Les apports d’Ibn Khaldoun (1332-1406) sont innombrables. L’historien britannique Arnold Toynbee a ainsi dépeint sa philosophie de l’histoire “comme étant sans aucun doute la plus grande œuvre de ce genre qui ait jamais été créée par un esprit, en tout temps et en tout lieu». Certains auteurs ont vu en lui l’inventeur de la sociologie, bien avant Auguste Comte. D’autres ont mis en exergue ses nombreuses contributions à la théorie économique. Quatre-cents ans avant Adam Smith et sa Richesse des nations (1776), ses Prolégomènes (1377) présentaient déjà une théorie de la valeur, des prix, de la monnaie, de la croissance et de l’accumulation du capital, faisant de lui le véritable père de l’économie politique. D’autres encore ont vanté le caractère novateur de ses vues en matière d’éducation et de pédagogie. Et ce ne sont là que quelques exemples. Sans prétendre à l’exhaustivité, cette mini-conférence se propose donc d’exposer la pensée d’Ibn Khaldoun en se focalisant sur les dimensions historique, sociologique et économique de son œuvre. Bien qu’interdépendantes, ces trois dimensions seront, dans un souci pédagogique, présentées de Façon disjointe. L’accent sera particulièrement mis sur leur caractère universel..

Mini-conférence n° 18 :

Les arts contre l’esclavage : le combat abolitionniste par les arts
Marcel Dorigny, Paris 8

La conférence propose de mettre en lumière le rôle des artistes dans le combat antiesclavagiste, aux côtés des abolitionnistes et avec peut-être une efficacité démultipliée, les images ayant eu un impact populaire beaucoup plus percutant que les seuls textes.

Il ne s’agit  pas de réunir ici des œuvres  autour du thème, peut-être trop rebattu, du « Noir dans l’art… », mais celles qui portent  une dénonciation de la pratique esclavagiste explicite à travers le travail même de l’artiste, ce qui exclut, notamment, les scènes de la vie quotidienne dans les colonies, bien  souvent reproduites, mais qui le plus donnent une vision exotique idyllique des « îles à sucre ».

La démarche a consisté en une recherche d’œuvres produites par des artistes qui eux-mêmes se sont insérés dans  les combats contre l’esclavage et la traite négrière, mais également dans l’affirmation d’une nécessaire « mémoire de l’esclavage » dans les sociétés d’aujourd’hui, celles qui ont subi l’esclavage comme celles qui l’ont organisé dans leurs colonies. Il sera également présenté la façon dont ont été traités et dépouillés les documents archivés pour aboutir à la sélection des  œuvres en cohérence avec l’aboutissement scientifique recherché.

Mini-conférence n° 19 :

Qu'est-ce que la colonisation nouvelle au 18ème siècle?
Marcel Dorigny Paris 8

Qu'est-ce que la colonisation nouvelle au 18 ème siècle.

Dans la seconde moitié du 18e siècle s’est développée une puissante remise en cause du système colonial hérité des trois siècles qui ont suivi les fameuses “grandes découvertes”.
Cette colonisation européenne s’était construite autour d’un petit nombre de principes qui en avaient constitué le socle et assuré prospérité et puissance : le système des compagnies commerciales détentrices de monopoles au profit des différentes métropoles, le système de l’Exclusif commercial, qui réservait aux métropoles l’intégralité des échanges avec leurs colonies respectives, y compris l’importation d’esclaves par la traite négrière, la mise en valeur des colonies étant assuré et quasi exclusivement par une main d’oeuvre africaine importée par une traite négrière qui atteignit son apogée dans les années 1780.

Ce recours massif à l’esclavage comme force de travail fut au coeur des critiques du système tout entier : outre l’aspect violent et inhumain de cet esclavage et plus encore de la traite négrière, vivement critiquée par les “philosophes”, le principe même du travail servile était contesté par les économistes “libéraux”, autour du milieu physiocratique –notamment les publications de Dupont de Nemours dans les Éphémérides du citoyen- dès les années 1760 et d’Adam Smith et de l’École écossaise un peu plus tard.

La conférence propose une synthèse de cette nouvelle théorie coloniale conçue comme une alternative au système esclavagiste qui devait inéluctablement disparaître à brève échéance. Cette « colonisation nouvelle » reposera sur des principes tournant le dos aux schémas de l’époque dite « mercantiliste ».

Le libre commerce devra remplacer les monopoles et les privilèges, le travail libre salarié

Mini-conférence n° 20 :

Les transports dans la Gaule romaine
Michel Molin, Sorbonne Paris Nord

Des monuments figurés (reliefs, mosaïques, peintures) nous permettent de connaître non seulement les types de véhicules utilisés et leurs perfectionnements techniques, mais donnent aussi à l'historien des indications très précises sur les différents modes de transport utilisés et leur organisation tant économique que professionnelle dans l'ensemble d'un territoire correspondant à la France actuelle.

Mini-conférence n° 21 :

L’esclavage à New York : une mémoire ressuscitée ? 
Anne-Claire FAUCQUEZ, université Paris 8

La découverte de l’African Burial Ground dans le sud de l’île Manhattan en 1991 a plongé la ville dans l’étonnement le plus complet. Un cimetière d’esclaves datant du 18e siècle reposait sous les gratte-ciels de la ville la plus cosmopolite au monde. Cette mini-conférence portera sur ce passé oublié de la ville de New York : comment les Africains furent-ils envoyés à New York qui s’appelait alors la Nouvelle-Amsterdam dès 1624, comment ils furent-ils exploités pour construire la ville et puis comment et pourquoi leur présence a-t-elle été gommée dans les livres d’histoire au 19e siècle ? Enfin, comment la communauté africaine cherche à présent à célébrer la mémoire de leurs ancêtres ?

Mini-conférence n° 22 :

L’homme et son milieu : de la phusis grecque au défi environnemental contemporain?
Claude CALAME, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales

Pourquoi le changement climatique avec ses conséquences destructrices ? La question nous conduit à remettre en cause notre conception moderne d’une « nature » dont on peut exploiter les ressources. S’impose la confrontation avec la notion grecque de phusis qui englobe aussi bien un environnement devenu « nature » que la constitution physique et morale de l’homme. Cette conception de la phusis nous conduit à repenser en termes d’interaction les relations entre l’être humain et le milieu dont il tire les ressources de sa vie et de sa culture. Elle nous invite à renverser nos rapports avec un écosystème que nous concevons en termes d’exploitation et de profit.

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